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01/05/2015

Class actions: Participation of the defendants in the notice to class members

In Union des consommateurs c. Air Canada, 2015 QCCS 753, the Superior Court was seized with the issue of defining the contents of the notice to class members and its publicization, after a class action had been authorized (airfare fees not included in the price listed on the transporter's internet site). The plaintiff had formulated many claims seeking to force the participation of the defendant to allow for a better organization of the class action. The decision contains interesting excerpts regarding the use of the defendant's logo, the transmission of the notice via email, the costs of translation of the notice and the obligation to conserve/communicate information regarding the members of the group.
 
The Court first states that Union des consommateurs should not use the defendant's logo in the notice to members and that it is not necessary to write its name in capital letters [paras. 9-15].
 
The Court grants plaintiff's request to have the defendant transmit the notice to its clients via email [paras. 16-27]:
"[24] If Air Canada forwards the purchased ticket via email, it is plausible that information going back to the period between 2010 and 2012 is still accessible to Air Canada.
[25] The notice to class members often constitutes the only means of communicating the information regarding the action instituted on their behalf, which are crucial to preserve individual rights. At the authorization stage, this information will first and foremost allow the individuals who which to exclude themselves from the group to do so.
[26] The publication of notices in newspapers is good. But is there really a more efficient way to communicate the information than an email adressed by Air Canada to the people who purchased a ticket during the limited period of the class action as authorized? The Court does not think so.
[27] Hence, the Court will allow this mode of publicization proposed by the Union des consommateurs."
[OUR TRANSLATION.]

The Court concludes, however, that the plaintiff must support the costs of translation of the notice, as these will be part of the judicial fees which will be granted upon final adjudication of the class action[paras. 28-33].
 
Lastly, the Court accepts plaintiff's request to order that the defendant conserve the relevant data allowing for identification of class members, but does not accept that this information should be communicated to the plaintiff at this stage, as Union des consommateurs had requested [paras. 43-41].
"[40][...] The class action was just authorized by the Court of Appeal, the notice to class members have not been published and the members who wish to exclude themselves have not had a chance to do so. In light of this, Union des consommateurs' request to communicate this data to the group's attorneys seems premature, since the individuals who do not want to be represented by them have not had the opportunity to express this position by excluding themselves."
[OUR TRANSLATION.]

Recours collectif: Implication des défendeurs dans l'avis aux membres

Dans Union des consommateurs c. Air Canada, 2015 QCCS 753,  la Cour supérieure devait se prononcer quant à l'avis aux membres qui devait être diffusé, après qu'un recours collectif ait été autorisé (frais de transport aérien non inclus dans le prix publié sur un site internet). La demanderesse avait formulé plusieurs demandes visant à forcer l'implication de la défenderesse pour permettre une meilleure organisation du recours collectif. La décision contient des passages intéressant concernant l'utilisation du logo de la défenderesse, la transmission de l'avis par courriel, les coûts de la traduction de l'avis et la conservation/transmission des données concernant les membres du groupe.
 
Le Tribunal constate d'abord que l'Union des consommateurs ne devait pas utiliser le logo de la défenderesse dans l'avis aux membres et qu'il n'est pas nécessaire de mettre son nom  en majuscules [par. 9-15]. 
 
Il accueille par ailleurs la demande de l'Union des consommateurs afin d'ordonner à la défenderesse de transmettre l'avis par courriel à leurs clients membres du groupe [par. 16-27]:
 
"[24] Si Air Canada achemine par courriel le billet acheté, il est tout à fait plausible que des informations remontant à la période entre 2010 et 2012 soient encore accessibles par elle.
[25] L’avis aux membres constitue souvent le seul moyen de communication des informations relatives au recours institué en leurs noms, lesquelles sont cruciales pour la préservation des droits individuels. Au stade de l’autorisation, ces informations permettront surtout aux personnes qui le désirent de s’exclure du groupe.
[26] La diffusion de l’avis par la voie des journaux, c’est bien. Mais existe-t-il vraiment un véhicule de diffusion plus efficace qu’un courriel adressé par Air Canada aux personnes s’étant procuré un billet durant la période de temps limitée visée par le recours tel qu’autorisé? Le Tribunal pense que non.
[27] C’est pourquoi, il fera droit à ce mode de diffusion proposé par l’Union des consommateurs."
Il conclut toutefois que l'Union des consommateurs devra supporter les coûts de la traduction des avis, ceux-ci faisant partie des dépens qui seront octroyés lors de l'adjudication finale du recours [par. 28-33]. 
 
Finalement, le Tribunal accepte d'ordonner à la défenderesse de conserver les données pertinentes à l'identification des membres du groupe, sans toutefois accueillir la demande de l'Union des consommateurs qui voulait que ces informations lui soient communiquées [par. 43-41].
 
"[40]       [...] Le recours vient à peine d’être autorisé par la Cour d’appel, les avis aux membres n’ont pas été diffusés et les membres qui désireraient s’exclure n’ont pas eu l’occasion de le faire. En ce sens, la demande de l’Union des consommateurs de transmettre ces renseignements aux procureurs du groupe apparaît prématurée puisque les personnes qui ne voudraient pas être représentées par eux n’ont pas eu l’opportunité d’exprimer cette volonté en s’excluant."